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MY CUP RUNNETH OVER
photo paul graves
styling carl ganivetI just figured out that I never featured there this editorial I shot with paul graves last year. one brand + one color + one perfume + one high jewellery item. matching these restraints was quite a crazy work and I must confess that it ended up being one of the most stressful story I get to do. but I am so proud now that this story has been taken as inspiration in quite a few other editorials since.
_______editorial published in please! magazine #7

dior joaillerie
boucheron
bulgari
cartier
solange azagury-partridge
chanel
van cleef & arpelsPosted on August 8, 2011 with 10 notes ()
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BIENNALE DES ANTIQUAIRES 2008
photo franck dieleman
styling carl ganivet_______padparadscha, paraïba, emeralds, tourmalines, spinels. but the largest and the most coloured stones.
Posted on February 24, 2011 with 11 notes ()
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DIOR M’ADORE
when I first discovered cartier latest high jewellery collection early june last year, I was stroke by it’s fifties californian sensuality. latin, tropical, bold and feminine.
I became obsessed with this portrait of rita hayworth that I used as the main reference for the still life picture I had to style for please! magazine.
rita hayworth.

necklace in platinum and diamonds, cartier.
photography o + t, styling carl ganivet for please! june 2010.
dior s/s 2011 photographed by steven meisel.

Posted on January 15, 2011 ()
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THE ROSE OF TACLOBAN
il y a quelque semaines, alors que la rédactrice en chef de please!, olivia da costa, me demandait de citer quelques-unes de mes idoles pour le prochain numéro, je me trouvais échoué dans le lobby de l’hotel peninsula de manille, naufragé d’un volcan peu clément, noyé sous le marbre et assommé par un quintet jouant vivaldi jusqu’à la migraine. tout en haut de la liste, quelque part entre matthew barney et nikola tesla, icônes que j’estimais suffisamment snobs pour être publiées, le nom d’imelda marcos revenait comme un aveu rougissant. j’ai fini par l’y laisser, à la manière d’une confession, payant mon tribut à un pays dont j’étais le réfugié volcanique.
si je voue un culte discret à imelda, je ne m’étendrai pas sur mes motivations, l’expiation a ses limites et chacun succombe à ses propres clichés. pourtant, rentré sur la terre ferme et à peine reconnecté, je suis tombé, un peu médusé, sur le concept album de david byrne et fatboy slim, here lies love, convoquant les voix qu’il faut, de cindy lauper à róisín murphy en passant par santigold et florence welch, pour un opéra disco célébrant la vie et les gloires d’imelda marcos.
une réhabilitation inattendue, retournement d’image pour celle qui fut d’abord reine de beauté sous le titre de rose de tacloban avant d’être le papillon de fer d’un régime trop bien chaussé.

et si encore sous l’emprise d’imelda, en y regardant à deux fois, j’avais mal compris les dernières roses de dior? s’il fallait laisser de côté bagatelle, le tulle de nylon des années 50 et le fantôme sucré de monsieur dior pour lire entre les épines l’histoire épaulée de la rose de tacloban? peut-être que ces fleurs-là séduiraient mieux mon esprit tordu si elles avaient été cueillies par richard nixon, un soir d’été dans les jardins de la maison blanche, si elles avaient valsées avec kadhafi ou si elles avaient orné la tombe de ninoy aquino avant d’être forgées avec l’or perdu des japonais. romantisme politiquement incorrect.

et quant à rester à manille, de la dictature tout court à la dictature mode, du détournement de fonds au détournement d’image, d’imelda marcos à brian boy, il n’y a qu’une rue à traverser. même personnage habilement poudré, prototype du bloggueur qui a bien tourné, icône de style comme les philippines n’en avaient pas produit depuis imelda. une autre figure charmante, attachante et tutélaire d’un autre régime totalitaire, véhicule d’une autre propagande, qui a tout compris du système et en maîtrise tout les dysfonctionnements. brian boy mérite lui aussi, à plus d’un titre, la couronne de rose de tacloban.

et s’il s’agit de filer la métaphore imelda jusqu’à la trame, on ne saurait trop suggérer à brian boy de soutenir l’artisanat local à l’exemple de son illustre prédecesseur, avec qui l’industrie de la chaussure se portait bien et de s’intéresser, par exemple, au perles dorées que cultive jewelmer, petit miracle marin élevé au rang de gemme nationale. un combat qui serait plutôt honorable pour la perle des bloggueurs. et utile cette fois, parce que dans le fond, hermès n’a jamais vraiment eu besoin d’eux, les bloggueurs, pour vendre des birkin.

si un jour l’armée des philippines mettait la main sur trois mille paires de lunettes de soleil dans le dressing de brian boy, signe des temps, personne ne crierait au scandale, on saurait par qui elles auront été offertes. mais une autre légende serait née, c’est tout le mal qu’on lui souhaite. alors anticipons, chantons pour lui aussi, et avec martha wainwright, the rose of tacloban.
david byrne & fatboy slim the rose of tacloban (feat. martha wainwright)
Posted on May 11, 2010 ()
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WATCH THE PARADOX
le paradoxe fondamental de dior aujourd’hui, c’est de faire cohabiter trois marques aux univers radicalement différents sous un même nom tout puissant. jamais cela n’aura été aussi tangible que dans les créations horlogères qui viennent d’être présentées à bâle et c’est là la grande réussite de dior horlogerie.
retour aux pierres ornementales chez victoire de castellane,
la d de dior cadran d’opale noire,
et la mini d de dior cadran en turquoise.⎯un truc de fille bien née qui a des références.


dior christal en or rose et laquée blanc,
dior christal haute couture sertie de tsavorites calibrées chez john galliano.⎯un truc de fille riche avec du panache.


la nouvelle chiffre rouge t01 sur 8 fuseaux horaires,
la chiffre rouge 103 en or jaune, chronographe et irréductible,
c’est chez l’homme.⎯un truc pour garçons à problèmes.


Posted on March 21, 2010 ()
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Posted on October 31, 2009 ()
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people
I particularly ♥
random facebook pics + the rois et reines collection from dior joaillerie
Posted on August 11, 2009 ()
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carl
♥
jewellery designer dorothée pugnet’s rings statement.
_____because mixing tiny, antic, bold, precious, romantic, futuristic, art deco, coral, golds, pearls, family treasures, dior homme, flea market, links of london, hannah martin, this is the right jewellery statement.
Posted on July 20, 2009 ()
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PROTOCOL AND HARD FANTASY AT DIOR
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reines et rois, bagues et pendentifs, momies en majesté, reliques coquettes, fastes royaux à liliput, c’est la nouvelle collection de victoire de castellane.
on parlera beaucoup de la force du motif, de la virtuosité de l’objet et surtout on ne pourra pas nier l’incroyable délectation que procure ces bijoux. pourtant tout ça tient avant tout de l’accessoire, car c’est au fond la collection la plus traditionnelle et la plus sage que dior joaillerie nous ait jamais proposé -et c’est bien là justement sa vraie originalité. victoire de castellane s’essaie pour la première fois à l’exercice du platine. c’est presque avec l’application d’un écolier qu’elle en explore consciencieusement toutes les possibilités. il y a dans reines et rois comme une hagiographie de la joaillerie classique.
ce que j’ai envie de retenir de cette collection, ce sont ces pierres dures aux noms bizarres : crocidolite vert, rouge ou bleu, charoïte, chrysolite oeil-de-chat, chrysoprase, sugilite et autre jaspe sanguin. un vrai précis de minéralogie, une logique d’ensemble comme une marqueterie de la renaissance. un cabinet de curiosités sculpté patiemment par les ateliers et dont le rendu mat, velouté contraste avec la variété des tailles de diamants.
reines et rois, c’est avant tout du bel ouvrage, aux accents parfois un peu familiers, mais cela n’enlève rien à son panache. une collection brillante et inattendue.
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Posted on July 14, 2009 with 2 notes ()









